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18 juin 2018

FILM: The Grey / Le Territoire des Loups

Un avion s'écrase dans les neiges de l'Alaska sur le territoire d'un meute de loup. Les rescapés tentent de survivre dans un environnement hostile ...













Malgré la présence de Liam Neeson, The Grey, traduit maladroitement en français par Le Territoire des Loups, est passé un peu inaperçu lors de sa sortie, alors qu'il méritait sans doute davantage d'attention, de reconnaissance et de succès. Car The Grey est pour moi une des oeuvres cinématographiques marquantes de ces dix dernières années, ainsi qu'un des films les plus aboutis (et les plus durs) sur le rapport à la nature. 

John Ottway (Liam Neeson) et une dizaine d'ouvriers travaillant sur un chantier de construction d'oléoduc en Alaska survivent à un crash d'avion pour se retrouver seuls, en plein hiver, sur le territoire de chasse d'une meute de loups affamés par le froid. 
Dès les premières images, le réalisme de la mise en scène nous projette dans le film. Dans The Grey, pas de reconstitution en studio, de scènes avec de la fausse neige ou de condensation rajoutée en post production. Dans The Grey, tout a été tourné dans de véritables conditions, dans le Grand Nord canadien, dans de véritables décors naturels, en plein hiver, dans le froid et le vent, loin du confort du monde civilisé. Ce parti pris radical finalement assez rare se ressent à chaque image, mais aussi dans le jeu des acteurs, sur leur peau, dans leur regard, et, finalement, dans leur âme. Comme les personnages qu'ils interprètent, les comédiens (et les techniciens) sont allés se confronter à la réalité de l'histoire qu'ils racontaient. 
The Grey commence comme un "shoot them up" assez classique (film de survie où les protagonistes meurent les uns après les autres, où le jeu consiste à anticiper leur ordre de disparition, et à trouver l'identité des survivants), mais le film s'affranchit vite de ce schéma un peu éculé pour nous révéler sa véritable nature, plus sombre et plus métaphysique. Le spectateur comprend que, cette fois-ci, personne ne survivra. Le film explore alors les réactions de chacun de ces rescapés face à leur mort annoncée. Et même si l'environnement joue un rôle essentiel, à travers la présence des loups, le froid glacial et l'isolement, la thématique du rapport à la mort l'emporte sur celle du rapport à la nature. La variété des réactions des personnages face à leur inéluctable destin résonne en nous profondément, et nous interroge sur quelque chose d'essentiel et d'intime qui nous concerne tous: quelle attitude aurais-je face à l'annonce de ma propre mort ?
Si tous les personnages sont bien habités par des comédiens habitués à des seconds rôles, la prestation de Liam Neeson est pour beaucoup dans la réussite du film, un projet dans lequel il s'est jeté à corps (et à coeur) perdu pour exorciser la disparition accidentelle et subite de sa propre femme, décédée devant ses yeux des suites d'un banal accident de ski. L'intensité de son interprétation offre à son personnage, lui aussi veuf, des moments de grâce, de souffrance et de force bouleversants, jusqu'à la séquence finale, sublime.

Dernier conseil aux impatients: restez jusqu'à la fin du générique. Vous aurez alors la réponse à une question que vous vous poserez forcément à ce moment-là ... 


Un film profond et crédible qui va jusqu'au bout de son propos. Captivant.

The Grey / Le Territoire des Loups, un film de Joe Carnahan, sorti en 2012.
Disponible en DVD/VOD/BlueRay




La bande annonce:



Sur ce site, pour les amateurs de survie en milieu extrême:

SERIE: The Terror
ROMAN, FILM, DOC: The Revenant
FILM: Jungle




5 juin 2018

FILM: La Dernière Piste

Trois chariots de colons perdus dans la nature pendant la conquête de l'Ouest.

















Une rivière qui s'écoule lentement.
Un premier chariot la traverse, à son rythme. 
Puis un second.
Puis, beaucoup plus tard, un troisième, un peu à la traîne.
L'image est presque carrée, la caméra fixe, le son naturaliste, les dialogues minimalistes. 
Avec ce long plan-séquence qui ouvre le film, le ton est donné. 

La Dernière Piste fascine avant tout par son jusqu'au-boutisme.
Chez Kelly Reichardt, réalisatrice de films indépendants soutenue depuis ses débuts par le festival de Sundance, pas de compromis ni de soumission à une quelconque facilité. Pendant plus de deux heures, elle nous invite à suivre trois chariots et leur demi-douzaine d'occupants pour une lente errance dans les prairies de l'Ouest américain, et rien d'autre. Pas de rencontre avec d'autres pionniers, ni de ravitaillements en ville, ni de lumière qui brillent au loin dans la nuit. Ils sont seuls, livrés à eux-mêmes, et nous avec eux.
Le film est lent, contemplatif de paysages volontairement mornes et répétitifs. En prenant son temps, la réalisatrice nous en offre. Certains refuseront sans doute ce rythme particulier, mais ceux qui l'accepteront entreront dans une transe hypnotique dans laquelle le temps se déforme, et la perception sensorielle des images et des sons est exacerbée.
Durant les premières scènes, le choix d'une image très "carrée" (4/3) perturbe un peu, mais, petit à petit, ce choix audacieux et surprenant pour un film de grands espaces prend tout son sens. La réalisatrice n'est pas là pour nous offrir une ballade touristique dans les magnifiques paysages, mais pour nous imposer un voyage âpre et angoissant dans des décors immenses, monotones et inconnus. Et cela fonctionne. La tension est là, palpable, toujours plus intense. Le danger, animal ou humain (comprendre indien), peut surgir à tout moment, derrière chaque colline, au bout de chaque virage. Avec cette image carrée, nous sommes comme les pionniers que nous suivons, nous ne maitrisons que ce qui est juste à proximité d'eux. Tout le reste est inconnu et danger. 
Et lorsqu'un Indien, perdu lui aussi, croise leur chemin, le film devient moins naturaliste pour se consacrer à une thématique humaine universelle: la peur de l'autre, de l'inconnu, de l'étranger.
Un sujet plus que jamais d'actualité. 

Un film minimaliste et âpre sur le rapport entre l'Homme et les grands espaces.

La Dernière Piste / Meek's cutoff, un film de Kelly Reichardt, sorti en 2010.
Disponible en DVD/Blue Ray/VOD




Sur ce site, pour les amoureux des films contemplatifs:

FILM: La Tortue Rouge
DOC: Two Years at Sea
FILM: Le Mur Invisible




30 mai 2018

BD: Un Océan d'Amour

Un pêcheur breton se perd en mer et vit une incroyable aventure humaine et maritime, pendant que sa femme désespérée part à sa recherche...



Un Océan d’Amour raconte à la fois une formidable histoire d’amour entre un pêcheur et une cuisinière bretons, et un voyage homérien à bord d’une vieille barquasse de pêcheur perdue sur l’immensité de l’océan. Le récit s’articule autour de deux histoires parallèles, celle d’un marin perdu qui cherche comme Ulysse à rentrer chez lui, et celle d’une femme prête à prendre comme Pénélope tous les risques pour retrouver celui qu’elle aime. Le périple du pêcheur permet à ses auteurs de dresser un état des lieux alarmant de l’état actuel des océans, avec un mélange de militantisme et de poésie très proche de celui de mon roman Comme un Albatros. L’aventure de sa compagne nous entraîne dans un romance sentimentale à travers le voyage d’une femme dans un monde éloigné du sien. L'audacieux parti pris de raconter cette histoire uniquement par l'image (c'est à dire sans dialogues) renforce encore la poésie et l'humanisme qui habite chaque case de ce petit chef d’œuvre de la bande dessinée.

Une formidable odyssée poétique sur la mer et l'amour ...

Un Océan d'Amour, bande dessinée de Wilfrid Lupano et Grégory Panaccione (Delcourt, 2014)




Sur ce site, pour les amoureux de la mer:


  

24 mai 2018

COURT-METRAGE: Last Remains

Mon dernier court-métrage, Last Remains, en exclusivité.



Attention: Last Remains est un film contemplatif. A regarder dans le noir, avec un bon son, et seulement si vous avez un petit quart d'heure tranquille devant vous. 













Lien vers le film en libre accès sur Viméo.



1 mai 2018

SERIE & ROMAN: The Terror

1847. Deux navires et leurs équipages à la recherche du passage du nord ouest sont bloqués dans les glaces de l'Arctique...


1847. Deux navires, le HMS The Terror et son sister-ship le HMS Erebus, partent à la recherche du mystique passage du nord-ouest lorsqu'ils sont pris par les glaces et obligés de passer l'hiver sur place. Pour les deux équipages, une grosse centaine d'hommes au total, la vie quotidienne s'organise dans des conditions extrêmes pendant qu'une étrange créature rode sur la banquise ... 
The Terror, série américaine en dix épisodes créée par David Kajganicj et Soo Hug, est une adaptation plutôt fidèle (m'a-t-on dit) du roman Terreur de Dan Simons, lui même inspiré de faits historiques réels, ces deux navires de la marine britannique ayant vraiment disparus au milieu du 19e siècle.
Dans les deux rôles principaux, nous retrouvons des habitués des séries télévisuelles ambitieuses, les charismatiques Jared Harris (capitaine Francis Crozier) et Ciaran Hinds (capitaine John Franklin) dans des prestations haut de gamme, entourés de nombreux seconds rôles formidables, parmi lesquels Paul Ready (le docteur Goodsir), Adam Nagaitis (le renégat Cornelius Hickey) et Tobias Menzies (le lieutenant James Fitzjames). 
L'immense qualité de cette série est de nous plonger pendant plus de dix heures dans un environnement plus qu'hostile, sans aucun répit, c'est à dire sans presque aucun retour au monde civilisé. Le résultat est que, pour une fois, nous sommes réellement en immersion au plus près de la nature, à savoir sur une banquise en plein hiver Arctique. La direction artistique est réaliste tout en restant élégante, le scénario, intense et plus riche qu'il aurait pu l'être dans une telle arène. Et rien ne nous épargné de la souffrance de ces hommes perdus au bout du monde. Les visages sont marqués, les corps maltraités, les peaux abimées, et les âmes soumises à rude épreuve. Ce ton volontairement  sans concession tient jusqu'à la fin, ce qui est suffisamment rare pour être loué. Au fil des épisodes se dessinent à la fois un formidable thriller et un passionnant témoignage sur une époque aujourd'hui révolue, une époque où certains endroits du globe restaient encore à découvrir, où courage, risque et danger signifiaient encore quelque chose pour ces explorateurs qui s'embarquaient pour de longues expéditions à l'issue incertaine, avec un matériel rudimentaire et aucune manière de communiquer avec le monde civilisé. Certains partaient pour l'argent, d'autres pour fuir la justice, ou encore pour trouver la gloire et atteindre la postérité, mais tous étaient pleinement conscients des dangers qu'ils encouraient, et tous étaient prêt à payer le prix fort pour en être. Leur histoire de survie sur cette banquise perdue au nord du Nord est dure comme la glace, âpre comme l'hiver arctique, sombre comme ces régions où le soleil parfois ne se lève plus.  Les deux derniers épisodes, à la limite du soutenable, vont au bout du propos de la série: la nature sait se montrer sans pitié. 

Apre, dur et immersif, un voyage à la fois géographique, temporel et humain au bout du monde. 

The Terror, série 10*52' diffusée en 2018, créée par David Kajganicj et Soo Hugh.
Diffusion AMC et Amazon Prime Vidéo en France.
Et bientôt en DVD/BlueRay/VOD



Bande annonce:


Terreur, un roman de Dans Simmons publié en 2007.
Version française parue en 2008 aux Editions Robert Laffont. 
Disponible également en format de poche. 



Sur ce site, pour les amateurs de conditions extrêmes:





28 avril 2018

BD: Ailefroide

L'enfance d'un jeune passionné de montagne à la fin des années 60.


Ailefroide est l'histoire autobiographique de l'enfance de Jean Marc Rochette, l'auteur entre autres du Transperceneige, écrite à quatre mains avec son scénariste Olivier Bocquet, qui avait déjà collaboré avec lui sur le scénario de Terminus, le troisième opus des aventures de ce train qui parcourt sans cesse notre monde pris dans un hiver sans fin.
Ailefroide raconte l'histoire d'un coup de foudre, celui d'un jeune adolescent et de la montagne, dans le magnifique décor du parc national des Écrins, à la fin des années 60. Pendant plus de deux cents pages, Rochette (et Bocquet) nous raconte son enfance et nous immerge en haute montagne, pour de longues cordées dans des falaises abruptes ou dans des couloirs de glace vertigineux, des bivouacs en haute altitude à la belle étoile, des descentes frénétiques en ramasse sur des pierriers, à travers de nombreuses courses en haute montagne. Car le héros, 14 ans au début du roman, a décidé de devenir guide, et pour y parvenir, il doit enrichir son palmarès. Ce très beau roman graphique nous invite à un réel voyage en montagne, au plus près de la nature, et nous offre à la fois de l'aventure, de belles histoires d'amitié, et un témoignage sur une autre époque, aujourd'hui révolue, à travers un graphisme simple et épuré qui ne prend jamais le pas sur l'histoire, une histoire qui reste de la première la dernière page sobre et touchante. Si la fin du roman est plus grave, elle nous rappelle que si la montagne offre un terrain de jeu sublime aux grimpeurs, elle reste un endroit sauvage où la moindre erreur peut se payer au prix fort.

Une magnifique déclaration d'amour à la montagne.

Ailefroide, une bande dessinée de Jean-Marc Rochette, scénario Jean-Marc Rochette et Olivier Bocquet.
Paru en 2018. Disponible aux Editions Casterman.





Sur ce site, pour les amoureux de la montagne:







15 avril 2018

ESSAI & FILM: Dans les forêts de Sibérie

Les six mois de Sylvain Tesson, écrivain voyageur français, dans une cabane sur les bords du lac Baikal en plein hiver sibérien.


En une dizaine d'années, Sylvain Tesson est devenu le porte-drapeau philosophique (et médiatique) des écrivains voyageurs français contemporains, mais aussi un auteur reconnu et loué, comme en témoigne la publication entre autres de Dans les forêts de Sibérie aux prestigieuses éditions NRF de Gallimard. Sylvain Tesson, marcheur infatigable, philosophe érudit, et grand amoureux de la langue française, voyage depuis de vingt ans aux quatre coins de la planète, avec une préférence assumée pour la Russie et ses pays voisins. Parmi ses œuvres, citons parmi mes préférés Petit traité sur l'immensité du Monde (Editions Equateurs, 2005), l'Axe du Loups (Robert Laffont, 2004), ou encore Une très légère oscillation (Editions des Equateurs, 2017). Et bien sûr, Dans les Forêts de Sibérie, à mes yeux son œuvre la plus aboutie.
Dans cet essai, Sylvain Tesson nous raconte ses six mois passés au bord du lac Baïkal, en plein hiver sibérien, dans une cabane digne de celle de Walden. Ce qui me touche chez cet étonnant voyageur n'est pas seulement son aptitude à partager avec nous sa vie quotidienne dans cette forêt du bout du monde, mais le regard qu'il porte sur son environnement, sur le monde en général, et aussi sur lui. Car Sylvain Tesson nous entraîne à la fois au plus près de la nature et au plus profond de ses états d'âme d'être humain, que se soit sur concernant sa propre vie ou son rapport de citoyen du monde sur notre société humaine moderne, ses dysfonctionnements et (parfois) ses espoirs. Sa plume est toujours virtuose, ses propos réfléchis et éloquents, et son authenticité bouleversante. Mais au-delà de la qualité de ses écrits, Sylvain Tesson aime ce contexte particulier d'isolement, les climats rudes, la langue russe, la vodka, la lecture, l'histoire, la géographie, et bien sûr l'écriture. Et il aime partager le tout, que ce soit avec les Russes qu'il croise de temps à autre sur place, ou avec ses lecteurs.
J'ai hésité à terminer cette chronique en oubliant volontairement de mentionner le film Dans les forêts de Sibérie, réalisé par Safy Nebou et sorti en 2016, mais il j'ai finalement décidé d'assumer ma déception, et de tenter de l'expliquer. Ce film, j'aurais voulu l'aimer, le défendre, l'encenser, mais malheureusement, rien ne fonctionne dans cette adaptation cinématographique produite (entre autres) par TF1. Ni le choix de remplacer Sylvain Tesson par un personnage de fiction (un publicitaire parisien en plein burn out), ni la musique (aux consonances parfois maghrébines), ni la fausse solitude du héros (qui n'est jamais vraiment seul dans le film), ni la direction artistique (cet anorak bleu flambant neuf qui le restera jusqu'à la fin)... Restent quelques images magnifiques du lac Baïkal, et deux ou trois scènes intéressantes. Maigre butin pour l'adaptation d'une œuvre aussi riche.


Un récit autobiographique inspiré et personnel sur la solitude et le rapport aux grands espaces. Essentiel.

Dans les forêts de Sibérie, un essai de Sylvain Tesson. Prix Médicis 2011.
Première publication en 2011 dans la collection NRF des éditions Gallimard, disponible également dans la collection Folio.





Dans les forêts de Sibérie, un film de Safy Nebbou, sorti en 2016.
Disponible en DVD/BllueRay/VOD.





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2 avril 2018

ROMAN: Sukkwan Island

Un homme s'installe sur une île avec son fils pour renouer avec la nature, mais les choses ne vont pas se passer aussi bien qu'il l'espérait ...



Sukkwan Island, ou le retour à la nature quand tout se passe mal ...
Jim est sincère lorsqu'il impose à son fils de treize ans de l'accompagner sur une petite île isolée du sud de l'Alaska pour vivre au plus près de la nature. Ce père de famille rêve depuis longtemps de ce changement de vie radical, qui doit lui permettre de transmettre à son fils d'autres valeurs que celles proposées par la société actuelle. Son manque de préparation et de lucidité va le ramener très vite à la réalité et les plonger dès leur arrivée sur l'île dans un cauchemar éveillé. La violence de leur confrontation permanente avec le climat, les éléments naturels et la faune locale agira alors comme un révélateur de la noirceur de leurs âmes, et de leur immense fragilité. Malgré leur combat pour survivre à ces épreuves, leur quotidien se dégradera inexorablement.
Sukkwan Island est un roman éprouvant, parfois à la limite du soutenable, habité par un coup de théâtre imprévisible, soudain et d'une noirceur infinie à peu près à mi-parcours du récit.
Ceux qui, comme moi, fantasment sur le retour à la nature ne sortiront pas indemnes de ce voyage, qui raisonnera comme un avertissement sans frais: aussi belle soit-elle, la nature est sans pitié pour les citadins mal préparés et les âmes fragiles.

Le rapport à la nature, dans sa version obscure. Apre et fascinant.

Sukkwan Island, roman de David Vann (Editions Gallmeister, 2010)



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