Oldforest

Oldforest
Mon nouveau roman, Oldforest, est disponible. Pour le commander, cliquez sur l'image.

14 janvier 2018

ROMAN: Comme un Albatros

Suite à un concours de circonstances favorable, Gwenn, jeune préparateur inexpérimenté, se retrouve au départ d'une course autour du monde en solitaire, sans assistance, et sans escale ...



Comme un Albatros, mon second roman, paru en 2012 aux Editions la Découvrance, est un hommage assumé à Bernard Moitessier, un récit qui revisite à la fois son histoire lors du Golden Globe Challenge et revient en l'actualisant sur son regard sur le monde.

Un article écrit par un blogger lors de sa sortie:

Edifiant, à coup sûr dépaysant, un brin monotone aussi… Un beau récit que je recommande à tous ceux qui rêvent d'océan, de solitude et de dépassement de soi… 
L’histoire débute in medias res, coïncidant avec le début de la course, un tour du monde à la voile en solitaire. Le jeune Gwen manque d’expérience, mais un coup du sort lui a permis d’embarquer à bord d’AGA face à des skippers plus aguerris. D’abord « compétiteur », Gwen prend peu à peu conscience de la beauté et de la vulnérabilité de la nature ; alors qu’il fait son petit bout de chemin avec ténacité mais lucidité, espérant, si ce n’est obtenir un bon classement, du moins terminer la course, certaines réalités écologiques commencent à se dessiner et ce faisant, à modifier le regard du jeune homme sur le monde. 
Un récit qui fait rimer navigation et initiation : Gwen ressort grandi de cette expérience forte et surhumaine. Bien que je ne connaisse absolument rien à cet univers, j’avoue être fascinée par ces passionnés prêts à s’isoler du reste du monde pendant des mois, à lutter contre les éléments, à transcender leur humanité. Ce fut un plaisir de partager, l’espace de 181 pages, le quotidien atypique de Gwen : méthodes de navigation, phases de repos strictement délimitées, communication avec le continent… Un quotidien austère, parfois inconfortable, avec une température en cabine qui chute parfois à 8°C. Sans parler bien sûr, de la rencontre avec l’albatros, qui va infléchir – dans tous les sens du terme – le parcours du jeune skipper.
A la fois récit d’aventure, journal de bord et document écologique, un texte mené à la première personne qui a un indéniable parfum d’authenticité…  Il me manque peut-être un petit quelque chose pour estampiller cette lecture d’un coup de cœur ; peut-être plus de relief, de passion dans l’écriture et plus d’intimisme. Le protagoniste nous reste assez longtemps « inconnu », distant, bien que le lecteur soit seul avec lui à bord d'AGA ;  il lui faut beaucoup de temps pour dévoiler un peu son histoire…



Comme un Albatros, un roman paru en 2012 aux Editions la Découvrance.
Disponible uniquement via son auteur (py.touzot@free.fr)



Sur ce site, pour les amoureux de la voile:

RECIT: La Longue Route
FILM: All is Lost
RECIT: Le bateau qui ne voulait pas flotter




31 décembre 2017

ESSAI: Le Dernier Ermite

L'incroyable histoire de cet homme qui a vécu pendant 27 ans en ermite dans une forêt du Maine...


Un peu comme Jon Krakauer avec Christopher McCandless, Michael Finkel, journaliste lui aussi, est allé à la rencontre de Christopher Knight, cet américain qui a vécu 27 ans en ermite dans une forêt du MaineMais la comparaison s'arrête là: l'histoire du héros du Dernier Ermite n'a rien à voir avec celle d'Into The Wild, et c'est là tout son intérêt.
Car si Christopher McCandless avait développé une philosophie critique vis-à-vis de notre société moderne de consommation, Christopher Knight s'est isolé du monde par instinct, sans vraiment y réfléchir. Et il le dit très naturellement dans ce qui reste l'une des phrases clés de cet essai passionnant sur la vie d'ermite: "Je suis incapable d'expliquer mes actes. Quand je suis parti, je n'avais rien prévu. Je n'avais rien en tête. Je l'ai fait. C'est tout". Christopher Knight n'est pas parti voyager à la découverte de la beauté des grands espaces nord-américains. Il n'est pas non plus allé se nourrir de rencontres insolites avec des inconnus. Il s'est sédentarisé pendant 27 ans dans un campement derrière deux gros rochers, à moins de cinq minutes à pieds du premier chalet habité (l'été), et à une quarantaine de kilomètres seulement de l'endroit où il vivait avec sa famille. Pendant 27 ans, il a survécu aux hivers les plus glacials sans jamais allumer de feu (pour ne pas se faire repérer), et en commettant pour se nourrir plus de 1000 cambriolages dans les chalets des alentours désertés pour l'hiver, sans jamais se faire prendre, sans jamais rien voler de valeur. Au fil des années, il est devenu une espèce de mythe local, jusqu'à ce qu'un garde forestier plus malin que les autres finisse par le prendre la main dans le sac. Pendant 27 ans, il n'a prononcé qu'un seul mot, bonjour, à un touriste croisé par hasard à proximité de son camp. Cette solitude absolue fait de Christopher Knight un ermite hors norme. Chez lui, aucune motivation d'ordre religieuse ou spirituelle, pas de volonté de recherche scientifique ou existentielle, et aucune envie de transmettre son expérience, juste un appel irrésistible à vivre seul, auquel il a répondu. Thoreau, Robinson Crusoé (le vrai, pas celui du roman), Siddhartha, Jésus... tous ces ermites célèbres de l'Histoire apparaissent subitement légers dans leur démarche, comme dans leur isolement. 
Michael Finkel, en journaliste davantage qu'en dramaturge, nous fait entrer petit à petit dans l'histoire de ce personnage hors norme, avec une fascination sincère et une admiration assumée, dans un essai entonnoir qui prend un peu de temps à prendre son rythme de croisière mais gagne en densité (et en intérêt) au fur et à mesure des chapitres. Il nous offre un témoignage complet et captivant sur 27 années de solitude au plus près de la nature. Les amateurs de récit de survie resteront un peu sur leur faim, mais ceux intéressés par les personnages atypiques et solitaires ne pourront que se passionner pour ce Dernier Ermite.

L'histoire vraie d'un ermite des temps modernes. Fascinant.


Le Dernier Ermite, de Michael Finkel
Paru en 2017 aux Editions Jean-Claude Lattès


Sur ce site, d'autres histoires d'ermite:








22 décembre 2017

ESSAI et DOC: Les pouvoirs magiques de l'Eau

Un documentaire et un essai consacrés aux travaux de Masaru Emoto sur les pouvoirs de l'eau.


Masaru Emoto (1943/2014), scientifique japonais, a passé toute sa vie à étudier l'eau et ses pouvoirs surprenants, pour ne pas dire magiques. A l'origine de ce parcours atypique, des photos de cristaux de molécule d'eau congelés instantanément dans différents types d'environnement, donnant à chaque fois des dessins aux structures géométriques différentes. Saviez-vous que les cristaux de glace n'ont pas la même forme quand ils sont figés par le froid dans une pièce baignée par la musique de Jean Sébastien Bach et celle d'AC/DC ?
Surprenant, non ?
Surprenants, les travaux de Masaru Emoto le sont profondément.
Très critiquées par la communauté scientifique à ses débuts, ses théories ont acquis depuis une notoriété internationale, et une forme de reconnaissance. Difficile (en tout cas pour moi) de prendre position d'un point de vue scientifique, mais d'un point poétique, philosophique et métaphysique, ses théories sont à la fois troublantes et enthousiasmantes. Car nous le savons tous, l'eau, cet élément indispensable à la vie sur Terre, est présente partout autour de nous, dans des formes et des environnements très différents. Nous sommes fais à 70% d'eau. La terre est couverte à 70% d'eau. Et cette eau voyage sous sa forme solide dans notre galaxie depuis la nuit des temps. Dès lors, comment ne pas croire que cette matière n'ait pas quelques propriétés étonnantes que nous ignorons encore ?
Pour entrer dans cet univers singulier, un film, et plusieurs essais.
Les Pouvoirs Magiques de l'Eau, réalisé par une documentariste russe,  présente les travaux de Masaru Emoto, en les illustrant par des témoignages très parlants, et des expériences souvent troublantes. Un exemple parmi les plus spectaculaires de ces expériences: du riz provenant d'un même sac est noyé dans une même eau dans trois bols différents. Dans le premier bol livré à lui même, le riz pourri normalement. Dans le second bol, le riz soumis quotidiennement à des insultes et à des pensées négatives noircit sans pourrir. Dans le troisième, le riz soumis à des mots d'amour et à des pensées positives blanchit sans jamais pourrir. Troublant, non ?
Les Messages Cachés de l'Eau, premier essai publié sur les travaux de Masaru Emoto, est un livre facile d'accès, idéal pour entrer dans l'univers de ce scientifique atypique. Il raconte la genèse de ses théories, les débuts de ses travaux et le développement de ces théories de manière simple et directe, sans jamais tenter d'imposer quoi que ce soit au lecteur. La vision philosophique de son auteur et ses recherches plus scientifiques se marient sans que l'une prenne le pas sur l'autre, laissant chacun libre de croire plus ou moins à ces pouvoirs magiques. Une fois le premier volume refermé, les curieux et les convaincus pourront découvrir les nombreuses publications suivantes autour de ce thème, qui si elles ne révolutionnent jamais vraiment le contenu de ce premier livre, complètent et développent ses théories. 

Au-delà du vrai et du faux, du prouvé et du subjectif, ce documentaire et ces essais nous invitent à un voyage aux frontières de la science, de la métaphysique et de la poésie, à la découverte du monde magique de l'eau.

Poétique, instructif et stupéfiant.

Water, le pourvoir secret de l'eau, un documentaire d'Anastasyia Popova, sortie 28 mars 2012.
Film disponible en DVD/BlueRay/VOD, et en accès libre sur YouTube.






Les messages cachés de l'eau, éd. Guy Trédaniel (2004)



Sur ce site, pour en savoir plus sur les pouvoirs magiques de la nature:





11 décembre 2017

FILM: Le Grand Bleu

L'histoire d'amitié et la rivalité sportive entre deux apnéistes dans les années 80...



Oui, le film de Luc Besson a vieilli.
Oui, le film est critiquable à beaucoup d'égards.
Pourtant, il se dégage du Grand Bleu un charme un peu kitch incomparable, et une déclaration d'amour sincère à la mer.
Le troisième film de Luc Besson (après le Dernier Combat et Subway) est (très) librement inspiré des vies de Jacques Mayol et d'Enzo Maiorca, deux légendes réelles du monde de l'apnée des années 70 et 80. Dans le film, le premier, interprété par Jean-Marc Barr, est présenté comme un rêveur puriste, un amoureux des océans et des dauphins, un taiseux à la limite de l'autisme. Le second, Enzo Molinari (Enzo Maiorca ayant refusé que son nom apparaisse), interprété par Jean Reno, est un Italien grande gueule, un compétiteur acharné et une sorte de mentor. Le Grand Bleu raconte leur histoire d'amitié et de rivalité sportive dans l'univers de la plongée no limit, une discipline méconnue du grand public où les plongeurs lestés par des gueuses se laissent descendre toujours plus profond dans le "grand bleu" des profondeurs.
Luc Besson s'adresse davantage aux sens qu'à l'intellect, en nous offrant un film sensoriel plus qu'un témoignage sur ce sport et cet univers. Les rapports entre les personnages manquent souvent de consistance, et le scénario reste très linéaire. En fait, l'intérêt est ailleurs, dans ce voyage en immersion au cœur de ce Grand Bleu que l'affiche et le titre vendent. Et de ce point de vue, le film fonctionne. La durée des séquences de plongée, la lenteur du rythme de montage et la beauté des images nous entraînent sous l'eau en temps quasiment réel, pour ressentir cette jouissance (et cette ivresse) des profondeurs.
Ce rythme particulier, ces images magnifiques et la musique planante d'Eric Serra suffiront à ramener les fans de la première heure trente ans en arrière, au Grand Rex, en Grand Large, pour des projections d'anthologie. Quant à ceux qui découvriront le film, ils formeront comme à l'époque deux familles distinctes et opposées: d'un coté ceux qui resteront froidement sur le ponton, de l'autre ceux qui plongeront sans retenu dans l'océan.

Un véritable film sur le rapport à l'océan, vu à travers le prisme de l'apnée.
Un peu daté, mais sincère et immersif.

Le Grand Bleu, un film de Luc Besson, sorti en 1988.
Disponible en DVD/BlueRay/VOD






Sur ce site, pour les amoureux de la Grande Bleue:

BD: Un Océan d'Amour
RECIT: La Longue Route
FILM: All is Lost






2 décembre 2017

ROMAN: Oldforest

Oldforest, mon nouveau roman, sort aujourd'hui aux Editions du Caillou.














Anton Reed est de retour à Oldforest, parc national de l'Ouest canadien réputé pour sa forêt originelle. Il vient pour commémorer la mort accidentelle de Déborah, son ancienne compagne.  Lorsqu'il croise brièvement et par hasard dans le seul village du parc une jeune femme qui lui ressemble, il lui devient impossible de repartir sans obtenir de réponse. Avec l'aide d'Alaska, une photographe qui vit sur place, il va se lancer à sa recherche et à la découverte des mystères d'Oldforest, de son étrange communauté d'habitants et de sa mystérieuse forêt.

P.Yves Touzot nous invite à un voyage en immersion dans l'hiver rigoureux de l'Ouest canadien, pour un thriller fantastique à la fois trépidant et poétique. Un grand roman d'aventure au plus près de la nature. 

LIEN: Editions du Caillou




23 novembre 2017

DOC: Grizzly Man

Portrait de Tim Treadwell, écologiste illuminé et controversé, qui a passé plusieurs années de sa vie à vivre avec les grizzlys.


Portrait d'un allumé, par un allumé.
Devant la caméra, Timothy Treadwell, dévoré par des grizzlys (avec sa compagne Amie) en 2003, après des mois passés à vivre avec eux. Derrière la caméra, Werner Herzog, réalisateur (entre autres) d'Aguirre, la colère de Dieu, de Fitzcarraldo ou encore de Nosferatu, fantôme de la nuit, qui essaye dans ce documentaire de comprendre la personnalité de son héros à travers des dizaines d'heures de rush tournées avant sa mort. 
Ou comment faire un portrait d'un homme sans jamais l'avoir rencontré. 
Dès les premières séquences, on comprend pourquoi Werner Herzog s'intéresse à lui. Comme chez les héros de ses propres films, il y a chez Timothy Treadwell de la démesure, du narcissisme, de la grandiloquence, et une incontestable touche de génie qui s'apparente comme souvent à de la folie. Le film nous invite donc en Alaska, dans le Katmaï National Park, à vivre avec Tim toujours plus proche des grizzlys. Et il n'a pas peur de s'en approcher vraiment. Le personnage étonne avant tout par son ambiguïté. Si son engagement dans la lutte pour sensibiliser le grand public à la nécessaire protection des ours sauvages est sincère, on se demande souvent s'il n'est pas avant tout là pour se mettre en scène, faire le show et assoir sa notoriété. Tour à tour très professionnel dans ses actes et ses commentaires et au-delà de l'amateurisme le plus total, Tim nous agace presque autant qu'il nous intéresse. Son funeste destin, annoncé dès le début du film, nous aide à tenir, à rester jusqu'à la fin pour assister à sa mort. Le procédé est discutable, mais il fonctionne. Et malgré ses mauvais côtés, Timothy Treadwell est probablement celui qui s'est approché au plus près de cette espèce fascinante et majestueuse qu'est le grizzly. Les images qu'il a rapportées de ses expéditions dans une région à la beauté réellement sauvage restent rares et exceptionnelles.
La fin du film, tragique et brutale, nous rappelle une évidence: le monde sauvage, même lorsque l'on a l'impression de l'avoir apprivoisé, reste sauvage.

Un documentaire poignant et dérangeant sur le rapport entre l'homme et l'animal sauvage.

Grizzly Man, un documentaire de Werner Herzog (2005)
Disponible en DVD/Blue Ray/VOD.





Sur ce site:

ESSAI & DOC: La vie Secrète des Arbres
TV SHOW: Man vs Wild
DOC: La Vallée des Loups





8 novembre 2017

PHOTO: Concours Photo National Geographic 2017

Pour le plaisir, quelques unes des photos sélectionnées pour la finale du concours National Geographic 2017.










24 octobre 2017

FILM: Le Convoi Sauvage

Quelque part dans l'ouest américain, au début de la conquête de l'Ouest, un homme gravement blessé par un grizzli est laissé pour mort par ses collègues trappeurs et se bat pour survivre ...


L'histoire de cet homme laissé pour mort dans la nature qui se bat pour sa survie vous semble familière ? Normal: Le Convoi Sauvage, Man in Wilderness dans son titre original, racontait en 1971 la même histoire que The Revenant, le film de Alejandro Innaritu sorti en 2016. Et cet article (et ce film) s'adresse essentiellement aux vrais amateurs du film d'Hugo Glass qui seront curieux découvrir cette autre adaptation des aventures de ce héros légendaire (renommé Zachary Bass dans cette version). Car il faut le dire clairement, Le Convoi Sauvage a beaucoup vieilli, tant dans le réalisme daté de sa dramaturgie que dans sa forme visuelle et sonore, et la comparaison avec la version plus récente ne joue pas en sa faveur. Pourtant, le film de Richard C. Sarafian n'en reste pas moins une honnête tentative de film d'immersion en milieu naturel hostile, et un témoignage sur les débuts de la conquête de l'Ouest. La nature y est moins magnifiée que chez Innaritu, les souffrances et les blessures moins dures à supporter chez Richard Harris que chez Léonardo Di Caprio, mais le film invite comme son successeur à passer deux heures dans la nature, au milieu des indiens et des trappeurs, dans un film très représentatif du style et de l'audace du cinéma américain des années 70. A noter la présence de John Huston dans le rôle du capitaine, et les images de ce bateau posé sur un chariot trainé par des chevaux dans les plaines sauvages de l'ouest américain (ou plus exactement du centre de l'Espagne cher à Sergio Leone où le film fut tourné), qui ont peut être inspiré Werner Herzog pour son magistral Fitzcarraldo, sorti une dizaine d'années plus tard.
Pas le film du siècle, ni de la décennie, mais une curiosité pour les fans de The Revenant et les cinéphiles avertis.

The Revenant, version années 70.

Le Convoi Sauvage, un film de Richard C. Safarian, sorti en 1971.
Disponible en DVD/BlueRay/VOD






Sur ce site:

















8 octobre 2017

FILM, ROMAN & DOC: L'Homme qui murmurait à l'oreille des Chevaux

Suite a un accident qui a coûté la vie à sa meilleure amie et gravement blessé son cheval, une jeune fille part avec l'animal blessé dans le Montana pour bénéficier des soins d'un dresseur de chevaux ...










Grand classique du cinéma hollywoodien des années 90, L'Homme qui murmurait à l'oreilles des Chevaux est tiré du roman éponyme de Nicolas Evans qui dressait le portrait d'un dresseur de chevaux aux méthodes très particulières, basées sur la compréhension de la nature, des besoins et des envies de l'animal. Il s'inspire sans le citer d'un personnage réel, Buck Brannaman, mondialement reconnu pour sa capacité à guérir des chevaux traumatisés par des accidents ou des mauvais traitements, et qui a participé au tournage en qualité de conseiller technique.
Le film, à la fois très classique et très réussi, raconte deux histoires: la guérison parallèle d'un cheval détruit par une collision avec un camion, et d'une jeune fille amputée d'une partie de la jambe suite à ce même accident, et l'histoire d'amour à priori impossible entre une citadine convaincue (et mariée) et un amoureux des grands espaces que presque tout sépare. Robert Redford, à la fois réalisateur, producteur et interprète de cet homme qui murmure à l'oreille des chevaux, compose un de ses plus beaux personnages, pour ce qui est sans doute l'un de ses films les plus emblématiques de sa volonté inébranlable de partager son amour de la nature et des grands espaces. A ses côtés, Kristin Scott Thomas nous offre une de ses prestations les plus abouties et les plus touchantes, en maman de la ville qui tente de sauver à la fois sa fille et son cheval, et de résister à son attirance pour cet homme irrésistible. Enfin, dans le rôle de la jeune fille, Scarlett Johansson, véritable révélation du film, apporte à son personnage justesse et gravité, pour ce qui restera son premier grand rôle au cinéma, un rôle qui lui ouvrira les portes de la renommée. 
Grâce à une première scène (l'accident) très forte, Robert Redford nous plonge immédiatement dans les problématiques de survie de cette petite famille et de son cheval. Une fois dans le Montana et ses paysages sublimes, au plus prés de la nature,  nous nous remettrons petit à petit, comme les personnages principaux du film, du traumatisme de cette violente scène d'ouverture. 

Un joli voyage dans les paysages sublimes du Montana, à la rencontre d'un personnage hors norme, pour une très jolie histoire d'amour à quatre personnages, dont un cheval.

















L'homme qui murmurait à l'oreille des Chevaux, un film produit et réalisé par Robert Redford, sorti en 1998.
Disponible en DVD/BlueRay/VOD.



L'homme qui murmurait à l'oreille des Chevaux, un roman de Nicolas Evans.
Paru aux éditions Albin Michel (1996), disponible en édition de poche.

A noter qu'un documentaire (que je n'ai pas vu), Buck, sorti en 2011, est consacré à Buck Branamman et à ses méthodes de chuchoteur.














Buck, un documentaire réalisé par Cindy Meehl, sortie le 17 Juin 2011.
Disponible en DVD/VOD et sur YouTube.

Pour les amoureux des grands espaces, sur ce site:

FILM: Les Chemins de la Liberté
FILM: La Tortue Rouge
ROMAN: Terre Lointaine